Le genre dramatique ou le reflet de l’Humanité

Bonjour à tous, Hello world,  — En tant qu’amateur de littérature, de cinéma, séries, et de spectacles, j’ai décidé aujourd’hui d’exprimer mon interprétation personnelle du genre dramatique. — Le drame est un domaine bien vaste, se manifestant sous plusieurs formes et présent, voire dilué dans quasiment tous les autres genres dont il constitue essentiellement la … Continue reading Le genre dramatique ou le reflet de l’Humanité

Tragédie d’Automne

Bonjour à tous, hello world

Here a short story I’ve written this autumn. -Tragedy of autumn- (only in French sorry) https://www.icloud.com/pages/000G2FcZcH4BoErpB-P5P_Cfg#Trage%CC%81die_d%27automne

Nobody has seen it yet. So I don’t know if it’s good or not. I hope you’ll like it.

Thanks for reading.

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Sur les grandes avenues de New York, roulait un taxi jaune parmi tant d’autres; le trafic était intense et les klaxons ne cessaient de retentir. Ceux qui étaient pressés s’impatientaient en vain. Les files s’allongeaient encore et encore et les passants, certains encombrés de leurs achats, couraient sur les larges trottoirs se heurtant parfois.

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Dans le taxi, un homme était assis sur la banquette arrière, vêtu d’un long imperméable et d’une écharpe à carreaux. Il semblait songeur et écoutait de la musique avec un casque posé sur ses oreilles, tout en regardant d’un air mélancolique les gouttes de pluie ruisseler sur la vitre et les passants s’affoler sur la chaussée inondée, sous une pluie battante.

Il pourrait avoir la trentaine ou bien plus ou un peu moins. C’était un de ces hommes auxquels on ne saurait donner d’âge précis ni sa profession.

Toutefois, il semblait évoluer dans le secteur de la finance. Sa sacoche en cuir noir, à moitié fermée, regorgeait de documents menaçant de glisser. Il venait de quitter Wall-Street.

Un bref signal sonore s’échappa de sa poche. Il sortit son iPhone. C’était un SMS de son épouse, pas très rassurant: « Faut qu’on parle, dépêche-toi. ». Interloqué mais l’air un peu coupable, ses joues rougirent légèrement et il répondit par un simple «? que se passe-t’il ?». Pas de réponse.

Ce message soudain l’angoissait et le contrariait. Il arrêta la musique, rangea son casque et consulta sa montre. Décidément c’était à croire que le temps s’était arrêté dans les rues de New York. Il soupira et regarda de nouveau à travers la vitre.

Une heure plus tard, il arriva enfin à son domicile, fatigué et fourbu.

Malheureusement son épouse lui réserva un accueil glacial et musclé.
Elle n’était guère plus jeune que lui, grande et élancée, superbe dans sa robe de soirée vintage d’un bleu nuit profond style années 1950. Oui, ce couple raffolait du vintage, des sixties, de cette deuxième moitié du XXème siècle. C’était la mode apparement. Même le mobilier avait une touche de vintage.

Elle attendait silencieuse à demi allongée sur le canapé en cuir telle une reine antique. Sa chevelure gonflée par la laque et quelques boucles brillaient en même temps que ses bijoux et les paillettes de sa robe en soie qui scintillaient sous la lumière du salon. Elle tenait dans sa main droite un verre de martini. Elle semblait souffrir d’une migraine, la main posée sur son front.

Lorsqu’elle entendit son mari entrer elle ne se leva pas et hurla simplement d’une voix rauque “Je suis là dans le living !”
Elle but une gorgée de son verre qu’elle posa sur une petite table de marbre et alluma une cigarette.
Son mari pénétra dans la pièce. Dès qu’elle le vit, son visage s’empourpra…

Le calme de la pièce laissa place à une série de reproches, suivis par des cris, des insultes, des pleurs, des éclats de verre, de la céramique brisée au sol, des claquements de porte. Ils répétaient à tour de rôle : “Chut calme-toi tu vas réveiller les enfants ! ” sans grands résultats…

Le lendemain matin, il se leva tôt, avala un croissant, un œuf et un café et se dirigea droit vers son auto. C’était une jolie Porsche cabriolet de collection, très confortable et élégante. Il s’était vêtu à la hâte sans réfléchir et avait enfilé un simple pardessus, négligeant sa serviette qu’il laissa à sa chambre.

Il démarra en trombe et sortit de la ville en quelques minutes tellement il roulait vite.
Il semblait très contrarié, préoccupé et n’avait même pas remarqué la pluie qui s’abattait sur la ville dans un grand vent d’automne. Il activa les essuie-glace.
Il accéléra de plus belle jusqu’aux limites des capacités de son auto. Dévalant ainsi les étroites routes de bord de mer, les collines, les chemins de terre où la boue, soulevée par les pneus, jaillissait sur la carrosserie de la voiture.

La route serpentait de plus en plus et était de plus en plus glissante mais il ne s’en souciait guère, prenant les virages d’une brutalité inouïe, faisant crisser les pneus sur la chaussée dans un déchirement inquiétant.
Il semblait comme fou, possédé, égaré. Ses mains tremblaient, des gouttes de sueur perlaient sur son front et ses yeux s’emplissaient de larmes.
Les moments heureux avec sa famille défilaient dans sa tête, ternis par la violente dispute de la veille. C’était un point de non retour, la rupture ultime.

Désormais, toute sa vie était chamboulée. Qu’allait-il devenir ? Ses enfants ? Tous ces projets bâtis ensemble partiraient donc en fumée ?
Hélas il fallait divorcer, il ne pouvait en supporter davantage. Puis, le doute et les regrets le tiraillèrent encore. L’aimait-il encore ? Non, depuis un bon moment déjà. Pourquoi ? Il n’en savait trop rien. Alors divorcer, ne pas divorcer ? Assumer, ne pas assumer ? Disparaître sans laisser de traces ? Changer de vie ? Y avait-il de la lâcheté ? Certainement mais il tentait de se rassurer. Mon dieu se pouvait-il que la vie bascule aussi rapidement ? Il soupira. Il se sentait comme pris dans un étau, c’était insupportable. Il n’avait plus goût à rien, ne savait plus ce qu’il voulait vraiment. Il éteignit son iPhone. Rouler ! Rouler encore ! Plus loin, toujours plus loin, encore plus vite ! Fuir ce cauchemar dans un élan de liberté illusoire.
Grisé par la vitesse, il accéléra encore faisant hurler le moteur de l’auto, déboucha une bouteille de rhum dans la boîte à gant qu’il engloutit en deux gorgées.

Elle se dépêcha de charger le coffre de sa voiture, de divers achats et de bagages. Elle était déjà bien en retard. Le vent ne cessait de martyriser sa coiffure qu’elle essayait tant bien que mal de maintenir avec sa main gauche.
Agacée, elle secoua la tête, ferma le coffre et ouvrit la portière. À cause d’un mouvement sans doute trop nerveux elle fit tomber les clés dans une flaque d’eau. Elle se pencha pour les ramasser tout en grommelant.
Au moment où elle se releva, le vent poussa la portière qui se rabattit violemment sur son visage. Un peu sonnée, elle tenta de retrouver ses esprits et s’enferma dans la voiture. Continue reading “Tragédie d’Automne”

Le dernier été

Bonjour à tous, hello world 

I start to like so much writing what I feel, what I imagine, express myself, often indirectly through the characters of my writings, when I’m inspired (especially during summer, the best season for inspiration). 

This is a short story I’ve written at the beach (in French sorry). 

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« Les pas saccadés s’enfonçant dans le sable résonnaient, les frottements, les creusements martyrisaient ses oreilles plaquées contre le sable brûlant de la plage. Elle ne percevait que les mouvements des gens qui étaient de plus en plus proches comme s’ils étaient à coté.

Les grains de sable chaud picotaient sa joue gauche jusqu’à ressentir une légère brûlure; elle ouvrit doucement les yeux, poussa un soupir de bien-être à peine audible et se redressa vivement sous la surprise de la douleur.

Lorsqu’elle comprit, elle posa la main sur sa joue et la massa un peu, tout en riant d’elle même. Elle s’était brûlée la joue avec du sable… Quelle sotte ! La voilà avec une joue toute rouge maintenant. D’un geste machinal elle tourna son poignet pour consulter l’heure puis se souvint qu’elle avait oublié sa montre. Avec un sourire d’amusement elle sortit son iPhone. 6h déjà ? Elle était incapable de se rappeler depuis combien de temps elle était allongée là. Visiblement elle s’était endormie.

Elle déverrouilla l’iPhone puis envoya un tweet relatant sa petite mésaventure. Elle avait soif, rudement soif. Elle sortit donc une bouteille d’eau de son sac. L’eau n’était pas bonne, elle avait chauffé au soleil. Mais elle s’hydrata quand-même.

Après quelques rapides gorgées, elle se sentit mieux. Dieu quelle chaleur ! Elle ôta son grand chapeau de haute couture parisienne pour s’éventer un peu. Elle en profita pour desserrer son chignon puis remit son chapeau sur sa tête.

Assise sur sa serviette elle s’abandonna à Continue reading “Le dernier été”